Santé

Solidartié SIDA : la mobilisation doit rester entière

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En 1988, l’Assemblée générale de l’OMS avait exprimé sa vive préoccupation devant la pandémie du Syndrome d’immunodéficience acquise. Notant que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait choisi la date du 1er décembre 1988 comme Journée mondiale du sida, l’Assemblée a souligné l’importance de cette manifestation (résolution 43/15). Aujourd’hui, plus de 41 millions de personnes sont séropositives et sidéennes. La journée mondiale de lutte contre le SIDA n’est pas la seule occasion de revenir sur ce dossier brûlant.

Combler l’écart

Cette année encore, la journée a pour thème « Objectif zéro: zéro nouvelle infection due au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida ».

Le ministère de la Santé tunisien souligne que la stigmatisation et la discrimination constituent une violation des droits de l’Homme et font obstacle à la prise en charge médicale et sociale du malade.  Les données épidémiologiques sur le Sida en Tunisie,  montrent que durant les cinq dernières années, le nombre des cas déclarés de Sida s’élève à 2193, soit une augmentation moyenne de 112 cas par an.

Depuis 2014 , l’OMS s’est fixée un objectif ambitieux: combler l’écart en matière de prévention et de traitement. A la veille de chaque  journée mondiale de la lutte contre le SIDA, l’OMS publie de nouvelles recommandations pour aider les pays à remédier aux importantes disparités des services disponibles pour prévenir et traiter le VIH.

Ces nouvelles recommandations pourraient aider à éviter 21 millions de décès et 28 millions de nouvelles infections d’ici 2030. L’accès élargi au traitement est un impératif, l’action pourrait  mettre fin à l’épidémie du sida d’ici 2030 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90 % de ces personnes sont sous traitement antirétroviral et 90 % des personnes sous traitement antirétroviral ont une virémie indétectable.

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Des nouvelles orientations sur l’autodépistage du VIH

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Le rapport de l’OMS indique que plus de 18 millions de séropositifs pour le VIH sont actuellement sous traitement antirétroviral et qu’un nombre équivalent ne peut toujours pas avoir accès au traitement, une majorité d’entre eux ignorant leur statut vis-à-vis du VIH. Aujourd’hui, 40% des personnes porteuses du VIH (plus de 14 millions) ne connaissent pas leur statut. Selon l’OMS l’autodépistage du VIH est un moyen d’atteindre davantage de personnes dont l’infection n’est pas diagnostiquée. En effet, l’autodépistage est une avancée qui permettrait  aux personnes potentiellement affectées par le virus d’agir en conséquence  en posant  le diagnostic à un stade plus précoce.

«Des millions de personnes ayant le VIH ne bénéficient toujours pas du traitement indispensable qui peut également empêcher de transmettre le virus à autrui», a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. «L’autodépistage devrait permettre à de nombreuses personnes de connaître leur statut et de savoir comment obtenir le traitement et l’accès aux services de prévention.» Grâce à la salive ou le sang prélevé d’une piqûre au doigt, une personne  peut connaître son statut au bout de 20 minutes.

Il y a actuellement 23 pays qui ont des politiques nationales soutenant l’autodépistage du VIH. L’OMS soutient la distribution gratuite des kits d’autotests du VIH et d’autres approches permettant d’acheter ces kits à des prix abordables.

Pour plus d’informations consulter le site de l’Association tunisienne de lutte contre le SIDA

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