Miroir de La Sultane

Olfa Turki, la reine de toute mariée !

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Olfa Turki. Nous connaissons tous l’enseigne. Nous avons tous entendu parler de cet atelier qui fait de la haute couture.Spécialiste des robes de mariées, on y  crée des tenues élégantes pour les belles de Tunis. Et si l’œuvre est familière, la personne qui lui a donné ses lettres de noblesse, est plus mystérieuse. Nous sommes si bien habitués à l’éclat du nom, que nous en oublions presque la volonté qui se dresse derrière. Une erreur d’appréciation de notre part. Ridicule de dissocier le nom de l’atelier, de la femme qui l’a fondé puisque l’un est le reflet de l’autre. Et pour comprendre le succès de la marque, il faut comprendre le parcours de la personne, ses valeurs, sa foi, ses batailles et ses engagements.

Olfa TurkiOlfa Turki, la femme derrière le nom

La femme est née le 25 février 1970. Fille de couturière, sa grand-mère maternelle était à la tête d’un établissement spécialisé dans l’éducation des filles. Cela s’appelait, et vous connaissez peut-être le nom « Dar M3alma ». Suivant les protocoles d’antan, on préparait les demoiselles à devenir des dames. On leur apprenait à faire de la dentelle, à coudre, à broder et bien d’autres talents qui de nos jours commandent la spécialisation. Baignant dans un environnement qui prônait l’excellence, Olfa a grandi avec une aiguille à la main. « Mes sœurs et moi préparions nos robes à la maison, pour aller aux mariages. On achetait des jeans et on en faisait des bikinis pour la plage. On se débrouillait pour être belles et élégantes en toutes circonstances », se souvient-elle. Quelques années en arrière, l’industrie de la mode n’avait pas encore marqué les habitudes vestimentaires. Cela a permis à Olfa Turki de faire toute la broderie du trousseau de mariée de chacune de ses sœurs. D’ailleurs dans la famille Turki, il était inutile d’acheter les rideaux ou les coussins. Tout y était fait main, fait maison. La dextérité, le travail bien fait, était une affaire d’éducation. Olfa Turki s’oriente donc vers des études de stylisme et de modélisme, pour devenir ce que nous appelons de nos jours « a fashion designer ». Et pour elle, tout commence l’année où elle finit ses études en 1990, avec sa participation au concours du «fil d’or » où elle sera l’incontestable lauréate. « Je m’en rappelle très bien, nous dit-elle. 176 dossiers ont été présentés. 20 dossiers ont été retenus. Ensuite, 4 candidates ont été choisies pour présenter leurs créations. Il y avait parmi ces candidates Kbira Haydar, qui a excellé pendant plusieurs années dans son art : la peinture sur soie. C’était le premier prix que j’allais remporter. La même année, j’ai obtenu le premier prix en Exe quo avec Aicha Filali au 9ème salon de l’artisanat. »

Olfa Turki est encore étudiante quand elle démarre sa carrière professionnelle. Lors de sa première compétition, elle sera remarquée par une famille Gabèsienne, qui constituera sa première clientèle et lui restera fidèle.

Olfa démarre son atelier et engage ses premières ouvrières. Elle sera encouragée et soutenue par sa maman et encadrée par son père, ingénieur des eaux et des forêts ayant poursuivi ses études à Paris. Elle débute à la Marsa puis s’installe après son mariage à Menzah 6. Concilier sa vie de famille et sa vie professionnelle, son rôle de maman, d’épouse et d’artiste créatrice présentait des difficultés. Olfa connaît à ses débuts des hauts et des bas. Mais, comme toutes les personnes de caractère, elle persévère et trouve très vite ses repères. Olfa est plus à l’aise avec les mariées qu’elle sait sublimer. Elle conciliera avec brio sa vie de femme active et celle de maman. D’ailleurs, la brillante réussite de ses trois enfants constitue sa plus grande joie et fierté.

La naissance d’une enseigne : Olfa Turki haute couture

Showroom Olfa Turki

Olfa Turki présente des créations soignées. La finition est impeccable. Très tôt, elle obtient une grande notoriété. D’autant qu’elle fait tout son possible pour plaire et satisfaire ses clientes qui lui font confiance. Elle fait des sacrifices, baisse ses prix, rajoute du tissu, des pierres ou de la broderie sans jamais rien dire.

cristaux Olfa TurkiEt même si on ne sait rien des gestes qui sont faits, on les ressent et on les éprouve. Et il est là le véritable luxe offert par Olfa Turki : la générosité de la créatrice au service de son art et de son talent. Tout le monde ne le sait pas, mais c’est une étincelle de génie. En aimant ce qu’elle fait, son travail, ses robes, elle aime ses clientes, ces femmes qui les incarnent et leur donnent vie. Comment faites-vous alors, lui demandons-nous et elle nous répond : « c’est simple, je ne sors jamais perdante, je gagne autrement »

La polémique des prix

N’est-il pas ironique de voir celle qui ne compte pas, accusée de flamber les prix ?

« Il y a une confusion, nous précise Olfa Turki. Les prix élevés concernent la location des robes appartenant à l’édition limitée, en particulier lors de leur première location. Ces robes sont créées sur mesures, pour des mariées qui seront chacune, première à vêtir la tenue confectionnée pour elle. Après, toutes ces robes constitueront l’édition limitée et coûtent un peu plus cher que la moyenne.

Mariée de chez Olfa TurkiLe reste de la collection se compose de robes majestueuses qui se louent à des prix tout à fait raisonnables et totalement au prix du marché. Je dirai même, que vu leurs valeurs réelles, les clientes qui louent, font de très bonnes affaires. J’ai la conviction que toutes les femmes méritent de porter une robe de princesse le jour de leur mariage. L’adorable abordable : voilà notre devise. Avec les réseaux sociaux, de nombreux modèles dont nous postons les photos se font copier. Ils sont ensuite loués à des prix plus élevés, tout en étant de moindre qualité. Après tout, dans la maison Olfa Turki, il n’est même pas nécessaire de préciser la nature « haut de gamme » de nos produits puisque nous ne faisons pas autrement. Et nous louons la haute qualité au même prix que la moyenne qualité ailleurs»

La maison de Olfa Turki, est une maison de confiance et de conseil. Selon elle, chaque cliente est en droit d’avoir une robe qui lui ressemble. À force de côtoyer ses clientes, de s’intéresser à leurs besoins, Olfa Turki a fini par comprendre leurs attentes. Elle sait ce qu’elles veulent mettre en valeur, ce qu’elles cherchent à souligner. Elle parvient à reconnaître la femme classique, la femme fatale, la femme discrète et la femme exubérante. Elle sait comment leur parler, les orienter, quel détail sublimer.

Broderie atelier Olfa Turki

Carte privilège Olfa TurkiLa générosité jusqu’au bout : la carte privilège Olfa Turki

C’est la grande nouveauté, elle en est toute fière et elle a parfaitement raison de l’être. Olfa Turki aime chouchouter ses clientes et elle le prouve. Elle met à leur disposition une carte privilège Olfa Turki. Bien que cette carte soit nominative, elle pourra évidemment être utilisée par ses clientes mais aussi par leurs parentes. Elle permet de bénéficier d’une remise de 30% sur les robes de la collection de l’année précédente, 20 % sur les tenues de la collection de l’année actuelle, 10% sur les tenues de « l’édition limitée collection phare de l’année ». Mais ça ne s’arrête pas là. Cette carte privilège Olfa Turki permet d’obtenir une réduction immédiate de 10% sur les achats effectués dans tous les points de vente des parfumeries Fatales plus un chèque cadeau de 20 Dt pour tout achat supérieur ou égal à 500 Dt. De même qu’elle permet d’obtenir des remises auprès de l’enseigne de lingerie Women’s secret : pour tout achat supérieur à 200 Dt, une remise de 10% est accordée, tandis qu’il est possible d’obtenir une remise de 20% pour les achats supérieurs à 400 Dt. Et lorsqu’on demande à Olfa Turki : mais vous madame, que voulez-vous en contre partie ? Sa réponse, vous la devinez peut-être : « Je ne veux rien. Je veux simplement gâter mes clientes. »

Tout simplement !

Pour plus d’infos, vous pouvez consulter son site web  ou encore sa page Facebook

 

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