Coup de coeur

Régis Lamotte invité du Rotary Club Notre Dame

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ROTARY Club Notre Dame Tunis, association faisant partie du réseau mondial  du Rotary International,  une organisation apolitique. Elle est ouverte et encourage et œuvre pour faire progresser l’entente et la paix, et vise une haute éthique civique et professionnelle ; a donné une conférence le Vendredi 17 Novembre 2017 à l’Hôtel le Concorde aux Berges du Lac Tunis, en faisant appel au professeur Régis LAMOTTE, psychothérapeute avec ses 40 ans d’expérience pour l’animer.

La conférence a commencé par une minute de silence en hommage au grand homme ministre de la santé Feu Slim CHAKER dont la présence de son épouse madame Amel CHAKER .

La conférence donné monsieur Régis LAMOTTE était sous le thème de « l’IDENTITE ». L’équipe de LA SULTANE a pu avoir pour vous et en exclusivité une interview avec le professeur, dont on va vous faire partager son intégralité.

YC :

Présentez-vous

RL :

« J’exerce depuis une 40aine d’années dans le domaine du développement personne, ce qu’on appelle développement personnel. J’utilise…et mon approche est plutôt dans ce qu’on appelle la thérapie brève, j’étais influencé par les courants de Paula Tau, de l’hypnose ericksonienne et la PNL et j’enseigne différentes disciplines. Je continue aussi des formations un peu partout en Europe et là évidemment.

YC :

Quelle était votre réaction de venir en Tunisie, étais-ce pour la 1ère fois ?

RL :

Ce n’est pas la 1ère fois, je suis déjà venu plusieurs fois pour faire des formations. Ce qui m’intéresse et me passionne c’est de rencontrer des cultures différentes, des visions différentes et de m’apercevoir que de toute les façons où que l’on soit sur cette terre, l’être humain a quasiment partout les mêmes problèmes.

Y.C :

Quel est votre conseil pour un apprentissage réussi, faut-il inculquer dans les écoles primaires l’apprentissage de l’autonomie ou d’apprendre le bien-être ?

R.L :

La chose la plus importante pour apprendre : gardez la capacité de jouer.

Y.C :

Professeur, peut-on dire d’une personne plus humaine est celle apte à mieux gérer son équilibre d’identités ?

R.L. :

A partir du moment où l’on se positionne en terme d’humanité, je pense que notre vision est plus large, plus vaste. Et ce qui fait que les territoires qui peuvent être en difficulté ou en souffrance sont beaucoup moins importantes.

Y.C. :

Quelles sont les qualités à avoir pour réussir cet apprentissage d’identité

R.L :

Je pense que la qualité principale c’est de lâcher prise, c’est d’être tout le temps dans l’incertitude et d’accepter l’incertitude, et d’avoir la capacité aussi de s’étonner, de s’émerveiller.

Y.C. :

Alors que doit-on faire dans l’éducation ?

R.L :

Dans l’éducation, je pense qu’une des choses les plus importantes c’est de garder cette notion : « qu’apprendre c’est d’abord un jeu ». C’est que du Jeu. Tous les enfants quand ils sont petits ils apprennent quand ils jouent, tous les animaux quand on les regarde ils jouent, ils apprennent en jouant. Gardez cette notion de jeu est fondamentale.

Y.C :

Depuis quelques temps et c’est d’actualité, d’avoir des écoles primaires et maternelles où ne se trouveraient que 9 ou 10 enfants qui font ce qu’ils veulent en classe, encouragez-vous ce genre d’éducation ?

R.L :

Tout à fait, car ce qui est important, c’est de ne pas créer de cadre trop rigide, l’enfant n’est pas dans des cadres rigides….plus tard y’aura dans sa vie d’adulte des cadres. Dans l’apprentissage et pour apprendre, quand l’enfant dans sa petite enfance apprend à marcher, à écrire, à lire, toutes les choses basiques et élémentaires, on ne lui donne pas de cadre, plus tard il aura des cadres. Il réussit à apprendre…

Y.C :

Le mot de la fin (alors que je n’aime pas ce mot…il n’y a pas de fin pour les identités !) Pour moi il n’y a pas de fin, pas de limite pour les identités…

Que diriez-vous sur l’identité ?

R.L :

C’est quelque chose qui est en construction permanente, c’est de garder cette liberté intérieure qui est la nôtre, liberté de conscience, se dire, c’est toujours en construction, y a rien d’immobile, y’a rien de fixe, même notre réalité de tous les jours, même l’identité qu’on peut avoir professionnelle, sociale, politique ou autre, c’est toujours en évolution et c’est toujours en changement.

Y.C :

Quel est le rapport de la zénitude, la remise en forme des êtres humains par rapport à cette identité ?

R.L :

Ça permet de créer un espace intérieure qui n’est pas la projection de ses identités là, qui est l’espace de la conscience libre à l’intérieur de nous.

Y.C :

Faut-il dès son premier pas apprendre à un bébé ou un enfant à être zen ?

R.L :

Je pense que c’est l’éducation principale. L’éducation, l’apprentissage on voit ça tout le temps comme quelque chose d’extérieure. Je pense qu’il y a une chose importante à savoir: Quoique que nous apprenions, quel que soit ce que j’apprends, je n’apprends pas que la chose que j’apprends à l’extérieur, je m’apprends, APPRENONS. Et le fait de « m’apprendre apprenons » est beaucoup plus important que ce que j’apprends.

Y.C :

En tant que magazine féminin, féministe, tunisien, quel est votre mot spécialement sur la femme tunisienne

R.L :

Je ne peux pas trop dire quelque chose sur la femme tunisienne, plutôt le féminin et la femme en général. C’est lui laisser beaucoup plus de place, c’est même pas lui laisser beaucoup plus de place, ça voudrait dire qu’on fait quelque chose par rapport à elle, on va lui laisser de la place, c’est toujours avoir du pouvoir. C’est simplement qu’elles osent !

Y.C :

Considérez-vous que dans ce monde, le maillon fort serait-il la femme ?

R.L :

Je pense que…euh…Maillon fort c’est la femme….Non, je pense ni la femme ni l’homme, c’est la conscience d’être complémentaire.

Y.C :

Mais elle donne la vie

R.L :

Elle donne la vie oui bien sûr, mais en même temps, chacun d’entre nous pouvons aussi faire en sorte que cette vie qui est donné puisse s’épanouir.

Y.C :

Je vous remercie.

Propos recueillis par Yosr Chebbah

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