Chokri Belaïd, défenseur des droits de l’Homme et des causes sociales – La Sultane Mag
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Chokri Belaïd, défenseur des droits de l’Homme et des causes sociales

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Chokri-BelaidChokri Belaïd ou celui qui disait tout haut ce que les autres pensait tout bas .

 Le militant qu’est Chokri Belaïd est né le 26 novembre 1964 à Jebel Jeloud, dans les environs de Tunis. Son père est originaire de la zone de Sidi Abid, à Boussalem dans le gouvernorat de Jendouba, au nord-ouest de la Tunisie. Selon ceux qui l’ont connu, le jeune Chokri s’est imprégné de la pensée patriotique démocratique à partir du secondaire, quand il a commencé à fréquenter les cercles clandestins du mouvement. A l’université, qu’il a intégrée durant la deuxième moitié des années 1980, il brille grâce à ses qualités hors pair d’orateur et devient un virulent adversaire des islamistes qui commencent à élargir leur influence sur la sphère estudiantine, après des décennies de domination de la pensée de gauche.

Chokri Belaïd est un avocat défenseur des droits de l’homme et a souvent plaidé dans les procès politiques sous le régime du président Ben Ali.

En mai 2012, il est l’avocat de la chaîne de télévision Nessma accusé d’avoir diffusé le film Persepolis. Il est ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, du conseil de l’Ordre des avocats et le secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates.

Il est assassiné par balles le 6 février 2013 alors qu’il sort de son domicile du quartier d’El Menzah. Ce meurtre déclenche alors de nombreuses manifestations, son frère accusant le parti au pouvoir Ennahda d’avoir fomenté cet assassinat. Suite à ces violentes manifestations, le gouvernement annonce sa démission et la mise en place prochaine de nouvelles élections.

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le Chemin parcouru par chokri  Belaïd

En 1988, lors du 18e congrès extraordinaire de l’Union générale des étudiants de Tunisie, Chokri Belaïd est un candidat potentiel pour diriger cette organisation. Mais les tractations politiciennes lui préfèrent Samir Laâbidi, candidat indépendant et plus conciliant avec le pouvoir de Ben Ali en place. Quoi qu’il en soit, le leader Watad (patriotique démocratique) a marqué de son empreinte les trois années de sa mandature au bureau exécutif de l’organisation estudiantine. Par la suite, cet opposant radical a terminé son master de droit à Paris aux débuts des années 1990 pour accéder directement au barreau, sans passer par l’examen très sélectif du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA).
BN20066chokri-belaid-500De retour en Tunisie, il intègre le barreau et brille par ses plaidoiries dans les procès politiques, ce qui lui a valu pas mal de tracas avec le régime en place. Il fait l’objet d’un enlèvement, en compagnie de Me Abderraouf Ayadi, par les sbires du régime déchu, quelques jours avant le 14 janvier 2011. Après la chute de Ben Ali, l’avocat et militant démocratique poursuit son combat. Sa femme dit de lui qu’il n’avait jamais peur et qu’il croyait fermement aux ressources du peuple tunisien. «Il se savait menacé. Pourtant, il poursuivait le combat avec la même ferveur», n’a-t-elle cessé de répéter depuis son assassinat. Humainement parlant, la veuve Besma dit que Chokri Belaïd était très proche de ses deux filles, dont il suivait la scolarité.
Loin de tout machisme que laissent inspirer ses moustaches à la Staline, le défunt avait l’habitude d’aider son épouse en cuisine et ne rechignait pas aux tâches ménagères. De l’avis de tous, partisans et détracteurs,

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